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Du dimanche 21 août au samedi 27 août,
Le CiNéMa Club vous présente

UN MONDE SANS FEMMES

Un film de

Guillaume Brac

Avec Laure Calamy, Vincent Macaigne et Constance Rousseau

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France - 2012 - 56 min
RÉALISATION : Guillaume Brac - SCÉNARIO : Guillaume Brac, Hélène Ruault - PRODUIT PAR : Guillaume Brac, Stéphane Demoustier, Maya Haffar, Nicholas Nonon - IMAGE : Tom Harari - MUSIQUE : Tom Harari - MONTAGE : Damien Maestraggi

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Partons en vacances en cette fin de mois d’août avec Un monde sans femmes, un film de près d’une heure réalisé par Guillaume Brac qui le révéla comme un nouvel auteur du cinéma français dès sa sortie en 2012. L’histoire se déroule à Ault, une jolie petite ville sur la Côte Picarde où Sylvain (Vincent Macaigne), un jeune homme du cru, loue un studio à Patricia (Laure Calamy) et Juliette (Constance Rousseau), une jeune mère et sa fille venues de la région Parisienne pour la semaine. Sylvain est un trentenaire timide, complexé, touchant, dont la maladresse trahit une solitude que bouleverse la rencontre de ces deux femmes si différentes, la mère pétillante, la fille plus gracieuse, discrète. Mais leur entrée dans le monde de Sylvain n’est qu’un passage de courte durée. Le récit se déroule au cours d’une semaine, au rythme du jour et de la nuit, avec scènes de plages, jeux de mimes, balades insolites et sorties en discothèque au cours desquels le désir courtise son inéluctable abolition. Brac saisit avec légèreté et émotion les mouvements d’âme de ses personnages, leurs contradictions, le flux et le reflux de la passion… Ce beau conte d’été, à la fois drôle et mélancolique, évoque certains films de Rohmer (Le Rayon vert) et de Rozier (Du côté d’Orouët) — deux références avouées du réalisateur, avec Two Lovers de James Gray. C’est en s’inscrivant dans un contexte connu du cinéma naturaliste français, celui des vacances, des triangles amoureux, de la rencontre entre citadins et provinciaux, que Guillaume Brac construit un film empreint d’humour dont l’apparente simplicité nous charme et nous surprend.  

« La pellicule transcende chimiquement les choses, tandis que le numérique a tendance à copier plus platement. »

Guillaume Brac

Tourné en 16 millimètre, l’image du film est habitée par la douceur du lieu qu’elle dépeint, ses couleurs et ses reliefs. Guillaume Brac dit avoir « été fasciné par cette petite station balnéaire perdue au milieu de ces immenses falaises » et « séduit par la douceur de la lumière et son atmosphère mélancolique, transfigurée à chaque rayon de soleil. » C’est d’ailleurs en ce même lieu, sur les traces de Maurice Pialat (L’Enfance nue) et de Brunot Dumont (La Vie de Jésus, L’Humanité), que le réalisateur avait tourné son court-métrage Le Naufragé en 2009, où plusieurs des éléments narratifs et esthétiques d’Un monde sans femmes sont formulés pour la première fois. Vincent Macaigne, un de ses meilleurs amis, y jouait déjà le rôle de Sylvain, tandis que Marie Picard, une gardienne de résidence qu’il rencontre à Ault, joue son propre rôle dans les deux films. Brac s’est donc inspiré du lieu mais aussi des rencontres avec les habitants et de certaines facettes de la personnalité de ses acteurs. Le merveilleux de ce film réside en effet dans sa dimension presque documentaire, dans les détails qui donnent vie a ses personnages et forment l’arrière plan social de cette petite ville de bords de mer.

C’est à 24 ans, après des études à HEC, que Guillaume Brac décide de se lancer dans le cinéma et intègre le département de production de La Fémis. Il crée sa propre société de production Année Zero avec son ami Stéphane Demoustier afin d’avoir plus de liberté dans la production et réalisation de films à petits budgets. C’est avec l’argent que lui rapporte l’achat du court métrage Le Naufragé par une chaîne de télévision, ainsi que l’apport d’un co-producteur mécène, qu’il parvient avec un budget de seulement 60 000 euros à tourner Un monde sans femmes. Ce dernier fut nominé au Césars du meilleur court métrage et très bien reçu par la critique. Guillaume Brac a ensuite réalisé en 2013 Tonnerre, son premier long métrage en 2013, dont Vincent Macaigne interprète aussi le rôle principal. Son dernier film Le Repos des braves est un documentaire suivant un groupe de cyclistes sur la route des Grande Alpes et qui fut présenté au FID de Marseille cette année. Guillaume Brac termine en ce moment l’écriture de son prochain long-métrage qui devrait se tourner d’ici l’été prochain à Genève.

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France - 2012 - 56 min
RÉALISATION : Guillaume Brac -
SCÉNARIO : Guillaume Brac, Hélène Ruault -
PRODUIT PAR : Guillaume Brac, Stéphane Demoustier, Maya Haffar, Nicholas Nonon -
IMAGE : Tom Harari -
MUSIQUE : Tom Harari -
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