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Du vendredi 20 avril au jeudi 26 avril,
Le CiNéMa Club vous présente

A FUNERAL FOR LIGHTNING

Un film de

Emily Kai Bock

Avec Annie Williams et Daniel Frazier

Réalisation : Emily Kai Bock - Scénario : Emily Kai Bock - Produit par : Emily Kai Bock & Lora Criner - Producteurs Délégués : Mindy Goldberg - Image : Evan Prosofsky - Montage : Emily Kai Bock - Décors : Brit Doyle - Costumes : Samantha Roe
États-Unis/Canada - 2016 - 24 minutes

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A FUNERAL FOR LIGHTNING - SCREENER from MLK / LCC on Vimeo.
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Cette semaine, nous somme heureux de présenter, en exclusivité, le premier court-métrage de la jeune et brillante réalisatrice canadienne Emily Kai Bock. Elle est considérée comme un talent à suivre de près depuis qu’elle a réalisé son premier clip ‘Oblivion’ pour Grimes; que Paul Thomas Anderson a décrit comme « tellement génial » lorsqu’il l’a projeté pendant sa masterclass au New York Film Festival, pour la sortie de Inherent Vice. Emily Kai Bock s’est établi comme une réalisatrices de clips et de publicités les plus importantes, en travaillant pour des musiciens et groupes tels que Arcade Fire, Grizzly Bear ou Lorde, ou bien pour des marques comme Google, Yves Saint Laurent ou Coca-Cola.

À travers A Funeral For Lightning, livre un premier film narratif réussi et sensible. Le film est raconté du point de vue de Mandy, une jeune femme coincée entre les promesses faites par son mari et la réalité austère de sa situation. Son mari, Cornelius, lui avait vendu son désir d’une « vie libre », vivant en autarcie à la campagne, cultivant leur nourriture et chantant près du feu. Mais la réalité est dure; Mandy est maintenant enceinte de sept mois, et laissée seule dans leur maison décrépite au milieu de nulle part, sans argent, sans voiture ou de quoi se nourrir.

Pour la cinéaste, ce court-métrage est une réflexion sur l’abandon et la négligence comme forme d’abus émotionnel et psychologique dans les relations domestiques; ou comment les intentions d’amour sont des illusions si elles ne sont pas soutenues par des actes d’amour, et comment cette illusion peut-être elle-même très toxique. Emily Kai Bock s’est inspirée écrire cette histoire de fragments de sa vie personnelle et d’histoires qu’elle a entendu autour d’elles, principalement racontées par des femmes.

«Je voulais réaliser un film silencieux, calme, lent, avec peu de mouvements de caméra — une sorte d’antithèse de tous les clips que j’ai tournés — sans une musique dont le rythme dicte le montage et sans steadicam. Je voulais aussi jouer avec la perspective caméra subjective d’un personnage qui ne guide par forcément l’histoire, ce que tous les livres d’apprentissage au scénario vous déconseillent! Mais il s’agissait pour ce film de se placer de l’autre côté du personnage bruyant, narcissique, et dominant, parce que dans la vie certains n’ont aucun pouvoir dans cette situation. Ma protagoniste est emprisonnée dans sa propre soumission et, pendant tout le film, tente de trouver sa force et son autonomie.»

— Emily Kai Bock

La structure non-linéaire du film, qui va et vient entre le moment présent, des flashbacks et des rêves, était une intention déjà présente dans le scénario. Emily Kai Bock souhaitait rapprocher le spectateur de l’état mental en détresse de son personnage, qu’elle décrit comme « prise dans une spirale dans laquelle elle se replonge dans sa mémoire et se projette dans ses rêves, pour comprendre comment elle en était arrivée là et comment en sortir. »

Elle a fait un casting sauvages, pendant ses repérages à Nashville, pour trouver ses deux acteurs Annie Williams and Daniel Allen Frazier Jr. — deux acteurs qui n’avaient auparavant jamais joué, et qui pourtant incarnent les personnages avec authenticité et sincérité. Elle explique qu’elle a appris « à trouver ses vrais personnages fictifs dans le monde » pour le casting de ses clips.

Les références de la réalisatrice pour le film étaient les photographies de Joel Sternfeld et de William Eggleston, et les tableaux d’Edward Hopper. Emily Kai Bock et son collaborateur étroit, et petit-ami, le jeune et talentueux chef-opérateur Evan Prososfsky, tournent dès qu’il peuvent en pellicule. « Je suis amoureuse de la pellicule; la palette de couleurs et les tons que l’on peut obtenir avec sont si riches, il n’y a presque pas besoin d’étalonner en post-production. Je suis toujours si heureuse du processus et du résultat, qui est comme un mélange de la vue humaine et de peinture à l’huile… »

Prosofsky lui développe leurs choix de pellicule pour le film; « Nous avons décidé d’une approche similaire à celle expérimentée sur note clip ‘Afterlife’ pour Arcade Fire, où nous avons mélangés des séquences de rêve tournées en 70mm et des moments de réalité en 35mm, afin d’élever certaines scènes. J’étais époustouflé la manière dont le 70mm offre à chaque plan comme une force émotionnelle, la précision et profondeur apparaît presque transformative, libérant de l’aspect romantique que le 35mm offre fréquemment. Pour tourner en pellicule, ils ont choisi de faire des compromis; comme ceux de tourner en équipe réduite et d’éclairer principalement en lumière naturelle, ou d’acheter des fins de bobines pour que la pellicule coûte moins chère (leur pellicule 70mm provenait des fins de bobines d’Interstellar!)

Emily Kai Bock est née à Toronto et vis maintenant à Los Angeles. Elle est diplômée d’un Master en arts plastiques, avec une concentration sur la peinture et la sculpture, de l’Université Emily Carr de Vancouver. Elle a commencé par réaliser des clips pour ses amis à Montréal — comme pour Grimes et son clip ‘Oblivion’, qui fut un succès critique et viral. Elle a réalisé le court documentaire Spit Gold Under An Empire sur la scène undeground du rap à New York pour Sundance TV et Nokia Music.

Lors de sa première au Festival International de Toronto, A Funeral for Lightning fut sélectionné par le festival parmi les dix meilleurs films canadiens, et le court-métrage gagna le Grand prix du Jury du Festival du film de Los Angeles. En 2017, elle reçut une bourse et un accompagnement par l’organisation new-yorkaise philanthropique Cinereach pour développer son premier long-métrage dont elle rédige en ce moment le scénario et qui sera son premier film de genre. Nous sommes impatients de le voir. Vous pouvez voir plus de son travail sur son site internet.

Bande-annonce pour A Funeral For Lightning d’Emily Kai Bock

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Réalisation : Emily Kai Bock
Scénario : Emily Kai Bock
Produit par : Emily Kai Bock & Lora Criner
Producteurs Délégués : Mindy Goldberg
Image : Evan Prosofsky
Montage : Emily Kai Bock
Décors : Brit Doyle
Costumes : Samantha Roe
États-Unis/Canada - 2016 - 24 minutes

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