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Yann Gonzalez

Yann Gonzalez est un réalisateur et critique français. Il écrit d’abord pour des revues de cinéma afin de gagner sa vie, puis commence ensuite à réaliser des courts-métrages : By The Kiss (2006), Entracte (2007), I Hate You Little Girls (2008), Les astres noirs (2009), Nous ne serons plus jamais seuls (2012) et Land of my dreams (2012). Son premier long-métrage Les Rencontres d’après-minuit est sélectionné à la Semaine de la Critique en 2013 et fut loué pour sa forme innovante et son esthétique nouvelle. Il est en préparation de son second long-métrage Un Couteau dans le coeur, dont l’intrigue se déroule dans le milieu du cinéma porno homosexuel parisien de la fin des années 1970 et dont le rôle principal sera joué par Vanessa Paradis.

01

Alice n'est plus ici, Martin Scorsese, 1974

Voir le film

On commence par un classique redécouvert récemment, un film à part dans la carrière de Scorsese et un mélo féministe à l’émotion constante. L’humanité qui transpire ici à travers le moindre échange, le moindre regard entre les acteurs - magnifique troupe menée par Ellen Burstyn - fait presque figure de vestige d’un autre temps, le cinéma contemporain ayant (momentanément ?) perdu cette espèce de grâce innée, de plaisir de jouer, de rire, de pleurer et de « vivre » devant une caméra. Le « naturalisme » d’aujourd’hui semble bien fade quand on voit un film de cette trempe.

02

Insiang, Lino Brocka, 1976

Voir le film

Mélo encore, mais d’un tout autre genre. Intrigue de roman de gare et mise en scène dont l’âpreté transcende les liens tordus entre une jeune fille innocente, sa louve de mère et les hommes. Tout n’est que sang et cruauté, misère absolue et érotisme déliquescent. Une sorte de rencontre entre art brut, Fassbinder et série Z qui donne envie de se plonger dans la filmo insensée de Brocka.

03

Fingered, Richard Kern, 1986

Voir le film

Lydia Lunch pratique le téléphone rose chez elle avant qu’un client ne débarque et l’entraîne dans une cavale trash et meurtrière. La beauté subversive de l’actrice / musicienne / poétesse, à l’intensité sexuelle sans équivalent, n’a d’égale que la mise en scène fiévreuse de Kern. Un manifeste punk en 16 mm noir et blanc granuleux, l’équivalent d’une éjaculation violente lancée à la face du monde et du cinéma. Liberté maximum. Respect éternel.

04

Allures, Jordan Belson, 1961

Voir Le Film

S’il y a une vie après la mort, espérons qu’elle ressemble à ces huit minutes de pure effervescence plastique et de douceur cosmique durant lesquelles Belson nous balade au cœur d’une galaxie lointaine, comme une sorte de voyage astral. On recommande un petit joint au préalable pour une immersion totale.

05

Midori, Hiroshi Harada, 1992

Voir le film

Un chef-d’œuvre noir et méconnu du cinéma d’animation : les aventures d’une petite fille recueillie par les freaks d’un cirque qui lui font subir les pires outrages, jusqu’à ce que notre jeune héroïne vive une grande histoire d’amour avec le nain de la troupe. D’une inventivité visuelle et poétique inouïe, Midori laisse son empreinte barbare et désespérée sur notre âme longtemps après son visionnage. L’envers cauchemardesque des films de Miyazaki.

01 Alice n'est plus ici, Martin Scorsese, 1974

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On commence par un classique redécouvert récemment, un film à part dans la carrière de Scorsese et un mélo féministe à l’émotion constante. L’humanité qui transpire ici à travers le moindre échange, le moindre regard entre les acteurs - magnifique troupe menée par Ellen Burstyn - fait presque figure de vestige d’un autre temps, le cinéma contemporain ayant (momentanément ?) perdu cette espèce de grâce innée, de plaisir de jouer, de rire, de pleurer et de « vivre » devant une caméra. Le « naturalisme » d’aujourd’hui semble bien fade quand on voit un film de cette trempe.

02 Insiang, Lino Brocka, 1976

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02

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Mélo encore, mais d’un tout autre genre. Intrigue de roman de gare et mise en scène dont l’âpreté transcende les liens tordus entre une jeune fille innocente, sa louve de mère et les hommes. Tout n’est que sang et cruauté, misère absolue et érotisme déliquescent. Une sorte de rencontre entre art brut, Fassbinder et série Z qui donne envie de se plonger dans la filmo insensée de Brocka.

03 Fingered, Richard Kern, 1986

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03

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Lydia Lunch pratique le téléphone rose chez elle avant qu’un client ne débarque et l’entraîne dans une cavale trash et meurtrière. La beauté subversive de l’actrice / musicienne / poétesse, à l’intensité sexuelle sans équivalent, n’a d’égale que la mise en scène fiévreuse de Kern. Un manifeste punk en 16 mm noir et blanc granuleux, l’équivalent d’une éjaculation violente lancée à la face du monde et du cinéma. Liberté maximum. Respect éternel.

04 Allures, Jordan Belson, 1961

Voir Le Film

04

allures2allures1allures3

S’il y a une vie après la mort, espérons qu’elle ressemble à ces huit minutes de pure effervescence plastique et de douceur cosmique durant lesquelles Belson nous balade au cœur d’une galaxie lointaine, comme une sorte de voyage astral. On recommande un petit joint au préalable pour une immersion totale.

05 Midori, Hiroshi Harada, 1992

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05

midori2midorimidori3

Un chef-d’œuvre noir et méconnu du cinéma d’animation : les aventures d’une petite fille recueillie par les freaks d’un cirque qui lui font subir les pires outrages, jusqu’à ce que notre jeune héroïne vive une grande histoire d’amour avec le nain de la troupe. D’une inventivité visuelle et poétique inouïe, Midori laisse son empreinte barbare et désespérée sur notre âme longtemps après son visionnage. L’envers cauchemardesque des films de Miyazaki.

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