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Du dimanche 16 juillet au samedi 22 juillet,
Le CiNéMa Club vous présente

DALI'S FANTASTIC DREAM

Un film de

Albert and David Maysles

Avec Salvador Dalì & Raquel Welch

Réalisation : Albert and David Maysles
Etats-Unis - 1966 - 6 min

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Pendant les deux prochaines semaines, nous sommes honorés de vous présenter deux merveilleux films courts réalisés par les documentaristes légendaires Albert et David Maysles, génies du cinéma direct, qui comme pour beaucoup, sont parmi nos cinéastes préférés. Les deux films que nous vous offrons à voir, Dali’s Fantastic Dream et Meet Marlon Brando, ont été réalisés à New York en 1966. Ces films témoignent du très beau talent que les frères Maysles possédaient pour créer des portraits sincères et intimes — et dans ces films en particulier, de deux figures mondialement célèbres, en les observant simplement dans leur quotidien professionnel.

Dali’s Fantastic Dream est un film rare de six minutes qui suit Salvator Dalì à New York. Les cinéastes saisissent l’artiste dans toute son exubérance. On découvre Dalì à l’œuvre d’un portrait de l’actrice Raquel Welch puis dans un processus créatif extravagant dans une chambre de l’hôtel St Régis. Le film fut mandaté le studio 20th Century Fox pour promouvoir la sortie du film Le Voyage Fantastique dans lequel Welch était l’actrice principale et Dali un consultant artistique. En parlant du film, Albert Maysles remarqua «Dali était drôle parce qu’il était si étrange. »

« Dans chacun de nos films, nous avons travaillé à nous approcher aussi près que possible de la vérité. »

Albert Maysles

Albert et David Maysles ont eu une profonde influence sur le cinéma en révolutionnant le genre documentaire. Ils font partie des pionniers du cinéma direct, le mouvement américain parallèle au cinéma vérité en France. Ils ont élaboré des caméras plus légères pour leur permettre de filmer de manière mobile en cherchant à saisir la réalité telle qu’elle était, et telle qu’ils l’observaient. Ils ont brisé avec les conventions du film documentaire en choisissant de ne pas interviewer directement les sujets de leurs films ou de superposer leurs images de narrations en voix-off. Ils étaient connus pour chercher à capture la vérité, en travaillant sans scénario prédéterminé. Albert Maysles disait souvent : « Mon seul point de vue est de ne pas avoir de point de vue.» La force dramatique de leurs films découle de la présence intime et empathique de leur caméra, et de leur habilité à capturer les moments spontanés et révélateurs de l’ordinaire.

Jean-Luc Godard a qualifié Albert Maysles du meilleur caméraman américain. Martin Scorsese écrit dans une préface du livre A Maysles Scrapbook : « Quand Al est derrière la caméra, il y a une sensibilité dans l’ambiance, dans l’espace et la lumière, dans l’énergie entre les gens dans la pièce. »

Leur premier classique fut Salesman (1966), dans lequel ils suivent le quotidien de quatre vendeurs de bibles de porte à porte. Leurs deux autres chefs-d’œuvre sont Gimme Shelter (1970), qui retrace la tournée américaine des Rolling Stones de 1969, et Grey Gardens (1975), leur film fascinant sur Edith and Edie Bouvier Beale, la tante et cousine de Jacqueline Kennedy-Onassis, au coeur leur résidence de Long Island en déliquescence. Ils ont réalisés des dizaines d’autres films et dresser le portrait de nombreuses grandes figures tels quel Truman Capote, les Beatles, Muhammad Ali ou Christo. Après la mort de son frère en 1987, Albert Maysles a continué de réaliser de remarquables films tels que Iris, sur l’icône de mode new yorkaise de 94 ans Iris Apfel, sorti en 2014.

Nous remercions Rebekah Maysles, Laura Coxson et Jake Perlin de nous avoir permis de présenter ce film.

David et Albert Maysles

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Réalisation : Albert and David Maysles

Etats-Unis - 1966 - 6 min

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