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Jonah Hill

Acteur acclamé et nommé deux fois aux oscars, Jonah Hill vient de s’inscrire parmi les nouveaux auteurs-réalisateurs américains les plus prometteurs avec son nouveau film Mid90s. À l’âge de 34 ans, sa filmographie compte plus de 60 rôles ; il apparaît pour la première fois à l’écran dans I Heart Huckabees de David O’Russell (2004) et obtient une renommée international en incarnant l’un des protagonistes de Superbad de Gregg Mottola (2007). Hill devient rapidement l’un des acteurs les plus importants de sa génération et a travaillé depuis avec des cinéastes tels que Bennett Miller, Martin Scorsese (deux collaborations pour lesquelles il est nominé aux oscars pour ses rôles respectifs dans Moneyball et The Wolf of Wall Street), Joel et Ethan Coen, Quentin Tarantino, Gus Van Sant ou bien encore Harmony Korine dans son prochain film The Beach Bum. Hill se reconnaît chanceux de ces expériences et les considèrent comme une école de cinéma qui l’ont préparé à son passage à la réalisation. Son premier long-métrage Mid90s dresse un portrait réjouissant et émouvant sur l’adolescence, au sein d’un groupe de jeunes skaters à Los Angeles dans les années 90, brillamment capturé en Super 16.

Jonah Hill nous a parlé de cinq films qu’il aime — cinq documentaires — beaucoup de ses influences, et de ses références pour Mid90s, appartenant à ce format.

01

Dig !, Ondi Timoner, 2004

Voir le film

C'est mon documentaire préféré — c'est vraiment brillant, et simplement grâce aux personnages du film. C'est l'histoire de deux groupes indés des années 90, les Brian Jonestown Massacre (dont le chanteur est un type complètement déjanté, incontrôlable) et les plus reconnus Dandy Warhols. Ils s'envient mutuellement et cultivent une amitié-rivalité super shakespearienne. C'est un exemple parfait pour démontrer qu'un très bon récit peut vous absorber, que vous ayez des affinités ou pas au monde raconté par le film. Si c'est humain, c'est humain. Ce film est pour moi aussi important pour le genre documentaire que Les Affranchis l'est pour la fiction au cinéma.

02

American Boy: A Profile of Steven Prince, Martin Scorsese, 1978

Voir le film

Il est connu comme le film "perdu" de Scorsese. C'est un documentaire qu'il a réalisé sur son ami Steven Prince, qui travaillait dans l’industrie de la musique pendant les années 70 — au somment de leur consommation de drogues. Marty, qui était déjà un cinéaste incontournable à l'époque, est dans le film et parle à 200km à l'heure. C'est un des mes documentaires préférés parce que le personnage principal est fascinant, si honnête, tout droit sorti de la culture d'Hollywood, de la musique et des drogues de cette époque. Steven Prince raconte comment Quentin Tarantino a utilisé une histoire qu'il lui est arrivée, pour la scène de la seringue dans dans la poitrine dans Pulp Fiction ; il avait pointé avec un feutre la poitrine d'une jeune femme, et longé une seringue d'adrénaline dans son cœur.

03

The Decline of Western Civilization, Penelope Spheeris, 1981

Voir le film

C'est une série de trois films, celui-ci, puis le II et le III. Celui-ci raconte la scène hardcore punk à Los Angeles au début des années 80, avec beaucoup de Black Flag et d’autres artistes de cette scène. L'esthétique de ce film était l’une de nos références principales avec Chris Blauvelt pour Mid-90’s — pour l'apparence des choses, de l'appartement, du 16mm. C'est un document incroyable sur ce monde — l’éthique et l’esthétique du film sont aussi folles et brutes que son sujet. Ce qui est fou c'est que Penelope Spheeris a commencé sa carrière en tant que documentariste punk et qu'elle a ensuite réalisé des comédies à grand succès — elle a réalisé Wayne’s World ! Elle a aussi réalisé Suburbia, un autre film génial qui fut aussi une référence pour Blauvelt et moi. La chose dont j'ai vraiment profité quand j'ai commencé être connu comme acteur et que j'avais accès à beaucoup de cinéastes, c'était des les contacter en disant : "Salut, je suis le garçon de Superbad, est-ce que je pourrais avoir tous les films de la série Decline?” Et c’est ainsi que j’ai abusé de ma notoriété de l’époque.

04

Inventing David Geffen, Susan Lacy, 2012

Voir le film

C'est probablement mon deuxième documentaire préféré. C’est un épisode de la série American Masters de PBS sur David Geffen. C'est le plus grand entrepreneur de l'industrie du spectacle. Cette homme est brillantissime, il a eu une vie très intéressante et a accompli énormément de choses, a contribué à tous les grands événements culturels. J'ai vu ce film des centaines de fois, et je suis convaincu que pour toute personne qui souhaite travailler ou être un artiste dans l'industrie du cinéma, il est essentiel d'en comprendre le business de l'industrie — et un film comme celui-ci vous donne l'impression d'avoir un guide que nul autre possède. Selon moi, c’est le businessman le plus intelligent que le monde de l'art ait connu. Il a presque l’âme d’un artiste, mais avec un talent digne de Picasso pour les affaires. C’est totalement fascinant.

05

Small Town Ecstasy, Jay Blumenfield, 2002

Dans les années 90 et 2000, HBO Docs et HBO Films ont sorti des documentaires incroyables. Malgré le fait qu’ils ne sortaient pas en salles de cinéma, ces films ont contribué à une renaissance inouïe du documentaire. J’ai aucune idée de qui était à la direction ou comment ça s’est produit mais, tous les mois, HBO sortait un nouveau documentaire ahurissant. Celui-ci est intitulé Small Town Ecstasy et c’est perturbant. Ils sont tous perturbants mais d'une manière que je trouve intéressante. Peut-être parce que c’est réconfortant…je ne sais pas mais c’est une idée qui m’intéresse. J’aime beaucoup la toile de fond de l’histoire : la culture des rave party dans une petite ville au milieu des années 90. Une père de famille a un fils de 18 ans et une fille de 16 ans qui font tous deux partie de la scène des raves. Il est normal, marié, deux enfants. Un jour, pour quelque raison que ce soit, il décide “Nique la vie que j’ai construite, je vais aller à une rave party avec mes enfants.” Il prend de l’ecstasy et devient un des leurs: un mec étrange, gros fêtard qui sort avec ses enfants. Il quitte sa femme, emménage dans un appartement avec son fils, agit comme un garçon de dix-sept ans et prend de l’ecstasy tous les soirs. C’est perturbant et marrant mais d’autant plus bizarre parce que c’est une histoire vraie. Ce que j’aime avec les documentaires c’est que Hollywood prendrait ce film et le transformerait en une comédie burlesque du style “Papa fait la fête avec ses enfants !” Mais pour moi, c’est un drame qui suit les complexités amenant quelqu’un à agir ainsi, les sentiments des enfants et de l’ex-femme, l’expérience qui l’a fait craquer et, tout comme dans Mid-90’s, j’aime une histoire profondément émotive située dans un contexte que je trouve intéressant.

01 Dig !, Ondi Timoner, 2004

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01

C'est mon documentaire préféré — c'est vraiment brillant, et simplement grâce aux personnages du film. C'est l'histoire de deux groupes indés des années 90, les Brian Jonestown Massacre (dont le chanteur est un type complètement déjanté, incontrôlable) et les plus reconnus Dandy Warhols. Ils s'envient mutuellement et cultivent une amitié-rivalité super shakespearienne. C'est un exemple parfait pour démontrer qu'un très bon récit peut vous absorber, que vous ayez des affinités ou pas au monde raconté par le film. Si c'est humain, c'est humain. Ce film est pour moi aussi important pour le genre documentaire que Les Affranchis l'est pour la fiction au cinéma.

02 American Boy: A Profile of Steven Prince, Martin Scorsese, 1978

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02

Il est connu comme le film "perdu" de Scorsese. C'est un documentaire qu'il a réalisé sur son ami Steven Prince, qui travaillait dans l’industrie de la musique pendant les années 70 — au somment de leur consommation de drogues. Marty, qui était déjà un cinéaste incontournable à l'époque, est dans le film et parle à 200km à l'heure. C'est un des mes documentaires préférés parce que le personnage principal est fascinant, si honnête, tout droit sorti de la culture d'Hollywood, de la musique et des drogues de cette époque. Steven Prince raconte comment Quentin Tarantino a utilisé une histoire qu'il lui est arrivée, pour la scène de la seringue dans dans la poitrine dans Pulp Fiction ; il avait pointé avec un feutre la poitrine d'une jeune femme, et longé une seringue d'adrénaline dans son cœur.

03 The Decline of Western Civilization, Penelope Spheeris, 1981

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03

C'est une série de trois films, celui-ci, puis le II et le III. Celui-ci raconte la scène hardcore punk à Los Angeles au début des années 80, avec beaucoup de Black Flag et d’autres artistes de cette scène. L'esthétique de ce film était l’une de nos références principales avec Chris Blauvelt pour Mid-90’s — pour l'apparence des choses, de l'appartement, du 16mm. C'est un document incroyable sur ce monde — l’éthique et l’esthétique du film sont aussi folles et brutes que son sujet. Ce qui est fou c'est que Penelope Spheeris a commencé sa carrière en tant que documentariste punk et qu'elle a ensuite réalisé des comédies à grand succès — elle a réalisé Wayne’s World ! Elle a aussi réalisé Suburbia, un autre film génial qui fut aussi une référence pour Blauvelt et moi. La chose dont j'ai vraiment profité quand j'ai commencé être connu comme acteur et que j'avais accès à beaucoup de cinéastes, c'était des les contacter en disant : "Salut, je suis le garçon de Superbad, est-ce que je pourrais avoir tous les films de la série Decline?” Et c’est ainsi que j’ai abusé de ma notoriété de l’époque.

04 Inventing David Geffen, Susan Lacy, 2012

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04

C'est probablement mon deuxième documentaire préféré. C’est un épisode de la série American Masters de PBS sur David Geffen. C'est le plus grand entrepreneur de l'industrie du spectacle. Cette homme est brillantissime, il a eu une vie très intéressante et a accompli énormément de choses, a contribué à tous les grands événements culturels. J'ai vu ce film des centaines de fois, et je suis convaincu que pour toute personne qui souhaite travailler ou être un artiste dans l'industrie du cinéma, il est essentiel d'en comprendre le business de l'industrie — et un film comme celui-ci vous donne l'impression d'avoir un guide que nul autre possède. Selon moi, c’est le businessman le plus intelligent que le monde de l'art ait connu. Il a presque l’âme d’un artiste, mais avec un talent digne de Picasso pour les affaires. C’est totalement fascinant.

05 Small Town Ecstasy, Jay Blumenfield, 2002

05

Dans les années 90 et 2000, HBO Docs et HBO Films ont sorti des documentaires incroyables. Malgré le fait qu’ils ne sortaient pas en salles de cinéma, ces films ont contribué à une renaissance inouïe du documentaire. J’ai aucune idée de qui était à la direction ou comment ça s’est produit mais, tous les mois, HBO sortait un nouveau documentaire ahurissant. Celui-ci est intitulé Small Town Ecstasy et c’est perturbant. Ils sont tous perturbants mais d'une manière que je trouve intéressante. Peut-être parce que c’est réconfortant…je ne sais pas mais c’est une idée qui m’intéresse. J’aime beaucoup la toile de fond de l’histoire : la culture des rave party dans une petite ville au milieu des années 90. Une père de famille a un fils de 18 ans et une fille de 16 ans qui font tous deux partie de la scène des raves. Il est normal, marié, deux enfants. Un jour, pour quelque raison que ce soit, il décide “Nique la vie que j’ai construite, je vais aller à une rave party avec mes enfants.” Il prend de l’ecstasy et devient un des leurs: un mec étrange, gros fêtard qui sort avec ses enfants. Il quitte sa femme, emménage dans un appartement avec son fils, agit comme un garçon de dix-sept ans et prend de l’ecstasy tous les soirs. C’est perturbant et marrant mais d’autant plus bizarre parce que c’est une histoire vraie. Ce que j’aime avec les documentaires c’est que Hollywood prendrait ce film et le transformerait en une comédie burlesque du style “Papa fait la fête avec ses enfants !” Mais pour moi, c’est un drame qui suit les complexités amenant quelqu’un à agir ainsi, les sentiments des enfants et de l’ex-femme, l’expérience qui l’a fait craquer et, tout comme dans Mid-90’s, j’aime une histoire profondément émotive située dans un contexte que je trouve intéressant.

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